• Petit ouvrage "vintage" inspiré des techniques de Léa Stansal

    J'ai bien entendu et lu les récents commentaires : je n'abandonne pas le patchwork, bien au contraire ! Mais il faut bien entretenir les techniques apprises, non, faute de quoi on perd toute compétence !

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    Mais qu'est-ce que cela peut bien être ?

    L'ouvrage présenté ici a trouvé son inspiration dans "Le monde de Léa", le premier livre de Léa Stansal, mais aussi dans le don de tissus accumulés pendant des décennies dans une paroisse protestante : du vrai vintage, de la "récup" presque 100 % (j'ai aussi utilisé un peu de mon stock personnel).

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    Alors, vous devinez de quoi il s'agit ?

  • Quilt blanc-couleurs : suite

    J'ai enfin eu le temps d'avancer le quilt "blanc-couleurs" : j'ai ajouté une bande "méandres". Je ne sais pas encore comment je vais poursuivre, mais les idées germent.

    Il était temps de revenir au patchwork, après ces poses "filage" et "broderie", non ?

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    A suivre !

  • Broderies à la manière de Léa Stansal

    Marianne Lemoine a reçu ses cinq stagiaires dans sa maison d'Arles, dans une pièce remplie de merveilles brodées, riches en couleurs et motifs.

    Marianne est à bonne école : elle a appris (ou perfectionné !) l'art de la broderie auprès de Léa Stansal qui l'a chargée de transmettre à son tour son tour de main en son nom. Marianne est une "mousquetaire" de Léa Stansal !

    Voici l'objet du stage : broder les "oeillets" au ruban pour réaliser un petit sac sur le modèle de celui-ci :

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    Marianne nous a distribué un patron que nous avons reproduit sur une toile à beurre empesé.

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    C'est le moment de sortir son bazar coloré qui envahit peu à peu la table : un festival de couleurs plus ou moins bien rangé !

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    La broderie des oeillets peut débuter !

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    Ma version : je ne suis pas sûre d'aimer cette dentelle (c'est pourtant moi qui ai choisi de l'y mettre !)

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    Quant au tissu vert à pois, il semble parfaitement convenir. Pourtant, il se révèlera écrasant en bordure extérieure, ménageant une fenêtre trop appuyée au centre brodé. Un peu comme s'il s'agissait d'un écran de télévision !

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    C'est la raison de la présence des "broderies" au point avant pour recouvrir le tissu et atténuer le contraste. Quelques points rouge vif ondulent en une guirlande irrégulière pour accrocher le regard.

    A noter également, un petit oiseau rebrodé dans l'angle droit :

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    D'autres détails :

    filfollet, marianne lemoine, lea stansal, broderie, ruban, oeillet, lana grossa, dentelle

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    Et voici le résultat :

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    Sur fond jaune...

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    Vous pouvez retrouver les broderies de Marianne sur son site, Filfollet.

  • Stage de filage : carder, peigner la laine

    Le stage de filage auquel j'ai participé était exhaustif : de la toison non lavée au fil à tricoter, il n'y a pas qu'un pas ! De nombreuses étapes restent à parcourir, qu'on oublie volontiers lorsqu'on file de la laine peignée du commerce !

    Les photos de ce reportage ont été prise par Emmanuelle.

    De la toison brute au fil, on peut avoir une idée en observant la photo ci-dessous :

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    On peut y voir de la toison brute ou cardée, et le fil réalisé au fuseau, retordu au rouet... Mais j'anticipe !

    Première étape : carder la laine. Le mot a la même étymologie que chardon, ce chardon qui pourtant ne permettait pas de carder la toison. S'il était utilisé, c'était pour gratter les étoffes de laine tissées et en faire ressortir le poil.

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    Il suffit de passer la main sur ces chardons pour comprendre qu'ils n'ont pas la solidité suffisante pour "carder", i.e. pour orienter les mèches de toison dans le même sens.

    On utilise donc une carde à main, dans un premier temps :

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    On peut voir ci-dessous les mains expertes de Christiane, notre hôte et professeure, cardant la laine avec une carde à main :

    Elle garnit l'une des cardes d'une première couche fine de laine : il s'agit alors de séparer les fibres pour qu'elles s'étalent sur la carde. Il suffit de les déposer doucement : les crochets sont déjà à l'oeuvre et retiennent les fibres.

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    Puis, on utilise la deuxième carde pour "caresser" la laine qui repose sur la première : remarquez l'orientation des deux cardes, tête-bêche :

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    Voici le résultat après plusieurs passages sur cette première couche de fibres : on observe qu'elles sont toutes orientées dans la même direction, ce qui était l'effet recherché.

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    Et on recommence avec une deuxième nappe fine de toison :

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    Lorsque les cardes sont pleines, on enlève la nappe de fibres cardées avec délicatesse, sans la tasser.

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    Il ne reste plus qu'à prendre son fuseau pour filer la toison cardée.

    Il est à noter que la toison a été préalablement lavée dans une eau non savonneuse : une partie du suint contenu dans la laine et soluble dans l'eau (la partie non grasse) reste dans l'eau de lavage : la laine est cardée avec la partie grasse du suint qui sera enlevée après le filage.

    Nous avons utilisé un fuseau réalisé par Christiane elle-même (un tuto sera proposé plus tard). Il pesait environ 56 grammes et le crochet se trouvait sur la partie courte de la tige.

    On accroche un peu de toison cardée au crochet et on fait tourner le fuseau :

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    La toison tordue forme un fil qu'on alimente au fur et à mesure de la torsion en écartant les fibres pour former un triangle aéré, comme on peut le voir dans la photo de détail suivante :

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    Mais on n'arrête pas le progrès ! Le cardage peut aussi se faire au moyen d'une cardeuse mécanique, sorte de rouleau double que l'on manipule avec une manivelle !

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    Là encore, lorsque les rouleaux sont pleins, il faut les délester de leur nappe de laine cardée : on détache la nappe du gros rouleau à l'aide d'une aiguille à tricoter sans tirer brusquement pour éviter de casser les fibres. Au contraire, on tire avec fermeté et précaution pour permettre aux fibres de coulisser entre elles : on parvient ainsi à amorcer l'ouverture du cylindre de laine.

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    Il reste enssuite à faire de même avec le petit rouleau (à gauche sur la photo ci-dessus).

    Le cardage de la laine n'élimine pas les fibres courtes : il oriente toutes les fibres, longues ou courtes, dans le même sens. Si l'on dispose d'une toison de fibres longues, telle celle des toisons de mérinos, on peut préférer le "peignage" au cardage : celui-là a le mérite de sélectionner les fibre longues, d'éliminer les fibres courtes et les poils (ou "jars"). Il est donc déconseillé de peigner les toisons contenant des fibres courtes en majorité sous peine de se retrouver avec une poignée ridicule de fibres de longueur moyenne, les plus courtes en plus grand nombre ayant été éliminées !

    On peigne avec une sorte de peigne à chien !

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    Il faut d'abord un peu graisser la toison si elle est un peu sèche : on l'asperge avec une émulsion d'huile d'olive et d'eau. Le peignage en sera facilité.

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    Il faut travailler avec une mèche qui a été préparée comme pour être cardée (on écarte les fibres, on enlève les impuretés, etc...)

    En s'appuyant sur ses genoux, on maintient fermement le pied de la mèche (la partie haute, qui a été coupée par la tondeuse) et on peigne avec vigueur : le peigne oriente les fibres dans la bonne direction et élimine les fibres les plus courtes. Il est à noter que ce sont souvent les fibres les plus foncées qui sont aussi les plus courtes.

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    Mais vous vous en doutez bien : il y a une version plus efficace du peignage, utilisant toujours l'huile de coude, mais permettant de traiter plus de fibres à la fois.

    On trouve des images médiévales du cardage et du filage, avec de gros peignes qui ressemblent un peu à celui que nous avons utilisé chez Christiane : quoiqu'il en soit, il fallait travailler avec précaution, car les pointes en sont acérées !

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    On prépare les fibres comme pour les carder ou les peigner avec un peigne à main, puis on les vaporise de mélange d'eau et d'huile d'olive pour les graisser( on a déjà fait ça, on commence à comprendre !)

    Pendant ce temps, un des deux peignes à 4 rangées chauffe dans de l'eau en ébullition (cela permet au peigne de mieux glisser dans les fibres un peu graissées).

    On installe le peigne pointes en haut (pendant ce temps, on met le deuxième peigne à chauffer) et on y glisse les fibres en laissant le moins possible de fibres à l'arrière des dents du peigne.

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    On fait faire ensuite au peigne un quart de tour vers la droite et on se munit du deuxième peigne.

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    L'idée est alors de planter ce peigne tenu d'une main perpendiculairement à la nappe que l'on tient de l'autre main, en commençant pas les extrémités (c'est l'étape 1).
    Vous suivez ? Photos !

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    Les fibres sont arrachées au premier peigne et viennent garnir petit à petit le second : on continue en effet à planter le peigne tenu dans la main dans les fibres du peigne fixe. Il faut une bonne poigne, car les fibres résistent !

    Puis on change de geste : ce sont désormais les fibres du peigne mobile que l'on plante dans les dents du peigne fixe (c'est l'étape 2). Attention aux doigts !!!

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    Comme précédemment, il faut commencer par l'extrémité des fibres, avant d'avancer vers la base (on a alors les deux peignes qui raclent l'un contre l'autre comme des sabres !)

    Et on recommence une deuxième fois ces deux étapes. Puis on enlève les fibres peignées : on les tire avec énergie pour les sortir du peigne sans les casser. On découvre alors avec stupeur et ravissement que les dents du peigne sont pleines de fibres courtes (et uniquement des courtes si l'on a bien travaillé ! Bon, les débutantes que nous étions ont essuyé quelques échecs !)

    On enlève ces fibres courtes... et on recommente depuis le début, i.e. on refait subir une deuxième fois toutes les étapes précédentes aux fibres longues qui contiennent encore quelques fibres courtes. Installation des fibres sur le premier peigne chauffé, étape 1, puis 2, puis étapes 1 et 2 à nouveau : il ne reste plus alors qu'à faire le ruban peigné en tirant les mèches à travers un trou pratiqué dans une sorte de gouttière en corne qui permet de calibrer la largeur du ruban.

    Hélas, je ne peux vous montrer des photos de cette dernière étape : c'est un oubli de ma part !

    Je ne sais pas si vous aurez eu le courage de tout lire, mais rien ne peut remplacer l'expérience et la pratique

    Prochainement, je posterai des vues de filage au rouet de laine cardée ou peignée.

    Et pour finir, une scène médiévale de femmes traitant la laine (on reconnaît le cardage, le peignage, le filage et peut-être le tissage... à moins qu'il ne s'agisse de ce geste qui consistait à gratter la laine pour faire sortir les fibres).

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  • Premier essai de filage après stage !

    A vrai dire, l'essai n'est pas concluant : ce filage au fuseau donne un fil tellement irrégulier qu'il va faloir touver une solution pour boucher les trous !!!

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    Quelques explications me semblent nécessaires : à gauche, la laine peignée. Un peu sèche, difficile à filer. Au centre, un rouet "d'étude", un peu trop lourd (80 g environ) mais assez efficace. A droite, le fil obtenu tricoté en rond (5 aiguilles) pour faire une moufle.

    Hélas, il y a des trous dus à la finesse du fil par endroit, ce qui ne fait pas mon affaire !

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    Bref : il faut persévérer !

    A venir : un article sur le stage de filage à La couvertoirade, avec des photos de détail techniques.

  • Echarpe dentelle en mohair

    Ouf, elle est terminée ! Deux pelotes et des heures de tricotage ! Sans parler des erreurs et des difficultés à défaire les rangs incriminés !

    Mais voici le résultat, et il n'est pas trop mal !

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    La pelote présente déjà ces alternances plus ou moins mêlées de rouge, d'orange, de fuschia et gris souris.

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    Si vous êtes intéressés par la grille des points utilisés, vous pouvez vous rendre ICI !