• Carnet brodé mathématique (2)

    3ème et quatrième de couverture du carnet brodé mathématique : il faudra s'attaquer aux pages un de ces jours !

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  • Coup de coeur pour Victor Vasarely

    Ma rencontre avec l’œuvre de Vasarely (né en Hongrie en 1906, mort en France en 1997) remonte à mes 14 ans : c'est à une jeune prof de lettre que la petite Marseillaise que j'étais doit d'avoir découvert à la fois Aix-en-Provence et cet artiste si atypique. Tout à la fois, mes yeux ont découvert le charme suranné des ruelles de cette ville provençale, icône des touristes européens ou américains, et le graphisme puissant des tableaux monumentaux de Vasarely.

    Contraste fort, mais coup de foudre de même intensité !

    Ce n'est donc pas un hasard si le patchwork m'a parfois conduite vers cet univers de formes et de couleurs, au point de baptiser certains de mes quilts "à la manière de Vasarely".

    Ci-dessous, le tableau Folkokta, de Vasarely (difficile de trouver des sources sur le web pour donner des dates, car la propriété des œuvres de Vasarely semble faire l'objet de nombreuses controverses, disputées à coup de jugements du tribunal de grande instance. On en est donc réduit à montrer des tableaux sans avoir beaucoup d'éléments pour les situer dans le temps !)

    Ne pourrait-on imaginer un patchwork ressemblant à cela ?

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    Si les deux précédents mettent surtout en scène un jeu de couleurs en aplat, les exemples ci-dessous illustrent bien la manière dont Vasarely joue avec les formes pour faire naître des volumes.

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    Mais quittons la couleur pour plonger dans les formes pures, relevées par le noir et blanc ou les teintes neutres : l'illusion d'optique est là, qui montre un travail formel, aboutissement de la découverte à la Renaissance de la perspective. L'artiste semble prendre le contre-pied des règles de représentation du réel pour introduire du mouvement et du volume en s'affranchissant de la peinture figurative pour nous entrainer dans l'abstraction formelle.

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    J'aime beaucoup ! Et vous ?

  • Chez Léa Stansal

    Un stage chez Léa, ce n'est pas seulement un entraînement à la broderie décomplexée et inventive : c'est davantage une plongée dans un monde ("Le monde de Léa"), une immersion totale qui favorise la transmission.

    Car le voilà, le maître mot : transmettre ! Ne pas laisser derrière soi ce que l'esprit et les mains ont contribué à faire advenir. Ne pas confier aux oubliettes les secrets de fabrication, les étoffes fragiles, les marques d'usures, les rides du temps ! Ce que les humains ont autrefois fait sortir de leurs doigts, sans y penser parfois, peut venir enchanter une pièce de tissu neuve et clinquante, lui apportant cette pincée de nostalgie qui en fait un relai entre passé et futur.

    Un stage chez Léa, c'est tout cela ! Et, fort heureusement, c'est aussi très présent dans ses livres !

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    Que voit-on par exemple sur cette couverture de carnet réalisé par Léa ? un mélange de recyclage de patchwork maladroit, de perles criardes en plastique bousculées par la présence de la dentelle rouge vif qui vibre avec elles en leur répondant. Au-dessus, une broderie que les lecteurs du "Monde de Léa" reconnaîtront, reste d'un ouvrage qui a trouvé le moyen de s'exprimer pleinement.

    Et, émergeant de ce gentil fouillis perlé et poilu, un nain farceur aux membres articulés qui semble nous inviter à ouvrir le carnet.

    Ci-dessous, un autre carnet et une lettre - tous deux réalisés par Léa Stansal - sur laquelle on retrouve les feuilles de lierre.

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    Des brodeuses, stagiaires comme moi, avait apporté leurs encours : je n'ai hélas pas pu tout photographier, mais voici le travail d'envergure de Valérie qui a publié plus de photos sur son blog. Une création pleine de poésie !

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    Ici, on voit Léa s'employer à découper les feuilles brodées de Cécile pour glisser sous l'étoffe d'origine un tissu écossais vintage qui animera merveilleusement cette broderie.

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    Quant à moi, j'étais aussi venue pour les oiseaux de Léa, qui me fascinent toujours autant !

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    Alors pour commencer, j'ai découpé la toile aux oiseaux que j'avais reçue avec le dernier ouvrage de Léa.

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    Au travail !

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  • Pi day !!! Je suis en retard !

    A quelque chose malheur est bon ! N'ayant pu publier un article samedi sur le Pi Day, je m'y mets aujourd'hui... jour où Nicolas Martin, chroniqueur sur France Culture, consacre sa rubrique de 8 h 45... à cet évènement !

    Écoutez-le : c'est savoureux !

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    Fort heureusement, Katell Renon avait pallié cette lacune en publiant sur La Ruche des Quilteuses un article à l'heure !

    C'est donc aux nouvelles d'outre Atlantique que je me devais de consacrer cet article !

    Alors, c'est chose faite : le ruban de patchwork de plus de 1500 chiffres est terminé ! Assemblé, et exposé à Vancouver !

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    Bravo à tous les participants, en particuliers aux enfants, nombreux, qui se sont engagés dans cette aventure !

  • Carnet brodé mathématique (1)

    Ça prend forme : première et deuxième de couverture terminées.

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    Page 1 :

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    Page 2 : c'est un rébus, mais pas ordonné ! Je doute que quiconque puisse deviner ! Ou alors, ce sera quelqu'un de vraiment perspicace !!!

    C'est ce rébus qui donne le titre du carnet !

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    Gros plan sur un dé en relief, taillé dans un tissu puis monté. C'est "coton" !

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    Gros plan sur le dos. La couleur du velours est liée à un coup de cœur d'un certain carnet brodé, admiré quelque part entre Mexico et Arles...

    Son auteure se reconnaîtra sûrement !

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  • France Patchwork

    "Les Nouvelles" - revue trimestrielle de "France Patchwork" - contiennent des articles de fond que j'éprouve beaucoup de plaisir à lire et relire.

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    Katell Renon, ma complice du nombre Pi, connue des lectrices de ce blog, a consacré dans le dernier numéro un article au "patchwork libéré".

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    Libéré de quoi, me direz-vous ? Mais des contraintes en tous genres : faire et défaire pour aligner les coutures, s'obliger à choisir des teintes assorties, mesurer, éliminer les tissus non conformes, coudre à la main (obligatoirement), ou, au contraire, toujours à la machine...

    Le patchwork libéré, c'est celui qui traîne dans un coin de votre tête, qui s'y épanouit pour finir par prendre toute la place et réclamer son incarnation !!! Ce peut être aussi celui pensé par une autre que l'on va adapter à ses goûts ou son imaginaire...

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    Bref : Katell m'a demandé d'illustrer cet article en envoyant une photo qui s'est finalement retrouvée... en pleine page ! Quelle joie et quelle surprise !

    Merci à toute l'équipe des Nouvelles, ainsi qu'à Katell qui s'est penchée favorablement sur mon travail !

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    Alors, comme d'habitude, j'ai cherché à mettre en scène ce quilt dans un environnement urbain stimulant, comme ce vallon des Auffes accueillant un petit port de pêche : mais le soleil a joué inconsidérément avec ce patch ! 

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    Alors, j'ai cherché une porte, un auvent pouvant servir d'écrin à ce patchwork sans prétention : quelle ne fut pas ma surprise de constater que toutes les portes de la rue que je gravissais étaient taguées ! 

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    Ces tags ont toujours fait naître un sentiment mitigé en moi : certains sont très beaux et animent les murs des villes si tristes. Est-ce leur fonction première ? Quelle était l'intention de son auteur ? Quoiqu'il en soit, essayer d'en tirer partie me paraît une manière acceptable de porter un autre regard sur eux...

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