• Exposition de patchworks en Allemagne

    Les lecteurs réguliers de ce blog connaissent déjà Katell Renon, talentueuse blogueuse et quilteuse, animatrice d'un blog collectif, La Ruche des Quilteuses, et partenaire du "Fil à malice" pour la promotion du pi-day, l'an dernier.

    Katell vient de publier un article alléchant sur une exposition de 50 patchworks modernes à Neumünster, dans le nord de l'Allemagne (région de Hambourg).

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    Kit Vincent

    De loin, l'artiste que je préfère dans la sélection que j'ai pu admirer dans les blogs ou les sites des exposantes !

    La commissaire de l'exposition est Nancy Crow, qui y expose elle-même une de ses œuvres.

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    Nancy Crow

    Une Française (Annemarie Kowach), une Japonaise (Ayako Yamabayashi), une Écossaise (Lesley Knox) figurent dans la sélection. Toutes les autres artistes (il me semble qu'il n'y a que des femmes) viennent d'Allemagne, de Suisse, des USA ou du Canada.

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    Edith Bieri-Hanselmann

    Allez faire un tour dans La Ruche des Quilteuses, vous y trouverez des liens vers des blogs montrant des vues de cette exposition, située dans un musée du textile : les patchworks de taille imposante côtoient les machines d'usine (fileuses, cardeuses, etc), écrin parfait pour ces œuvres parfois monumentales !

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    Ursula König

    Vous pouvez aussi visiter le blog de Uta Hansons qui a consacré un article à cette exposition : comme elle l'écrit elle-même, la taille parfois imposante des patchworks exposés justifie qu'on se déplace pour les admirer in situ !

  • Sac de voyage en jean (3) : et si on brodait ?

    Face avant d'un futur sac de voyage, de dimension 40 cm par 30 cm environ (20 cm de largeur). Celui-ci est brodé et attend sa fermeture éclair !

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  • Sac de voyage en jean (2)

    Pour ce nouveau sac en jean, j'ai choisi de coudre les morceaux envers contre envers et de cacher les coutures avec un biais : cela permettait d'ajouter des touches de couleurs de manière plus naturelle que pour le sac précédent.

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    Initialement, je ne souhaitais pas le doubler (les coutures ne sont bien évidemment pas apparentes puisqu'il est monté envers contre envers), mais il ne me semblait pas bien fini. Aussi ai-je rajouté un tissu à motifs naïfs pour chemiser l'intérieur.

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    Un sac ample... qui, une fois vide, s’aplatit et se plie avec docilité !

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    Le voici vide, en compagnie de son petit camarade dodu :

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    A l'arrière, la bretelle servant à maintenir le bagage sur la valise à roulettes.

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  • Quand la broderie envahit TOUT !

    La broderie peut insidieusement TOUT envahir : un (futur) sac en jean qui ne demandait rien, un pull troué et remisé au placard, peinard, mais bien d'autres choses à venir, on s'en doute ! Un même motif décliné dans deux projets différents.

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    Ainsi, lassée de mes sacs tout simples, j'ai tenté de me lancer dans le recyclage de motifs bien maîtrisés, mais en jouant sur les matières employées : un fil extrêmement fin, noir et blanc, met le focus sur les inflorescences et le feuillage. Une trouvaille qui vaut le détour : ce fil (un lainage) se présente en pelotes de 50 g, mais le brin est composé de 12 fils aussi fins, voire davantage, que les laines St Pierre.

    Et dans la lancée, le ravaudage d'un chandail troué aux coudes paraissait l'objectif idéal pour rentabiliser ce motif appris chez Léa Stansal.

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    Ci dessous, les inflorescences avant d'avoir été rebrodées de fil de laine noir et blanc :

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    On aperçoit, à l'intérieur de la manche, la toile à beurre empesée qui permet de réaliser la broderie sans déformer le chandail.

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  • Sac de voyage en jean

    Petit frère du précédent (à peine plus petit : il doit y avoir 2 ou 3 cm d'écart en hauteur et largeur, la longueur étant inchangée) : un sac de voyage en jean, doublé et muni de la même anse permettant de le rendre solidaire d'une valise à roulettes.

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  • Musée Toyota (1) : temple du tissage !

    Nagoya abrite les anciens locaux des usines TOYOTA : oui oui, il s'agit bien du constructeur automobile. Quel rapport avec ce blog tout de fils tissé ? Comme on peut s'en douter, il y a eu une vie avant la voiture, et M. TOYODA (avec un D) était un génial inventeur, à l'origine de brevets ayant protégé ses découvertes successives dans l'automatisation des métiers à tisser !

    Le musée TOYOTA permet de comprendre l'évolution de ces métiers à tisser (mais aussi à filer mécaniquement), depuis les métiers manuels jusqu'aux dernières innovations.

    Quel art de la mise en scène et de la pédagogie dans ce musée : un nombre impressionnant de guides (anglophones, ce qui est bien pratique !) permet de faire fonctionner ces machines, en pointant à chaque étape le problème résolu. Ces guides sont d'une extrême gentillesse, disposés à montrer, démontrer, avec beaucoup de patience. Un régal !

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    On comprend ainsi que l'automatisation a été confrontée à deux difficultés à résoudre : le changement des bobines dans la navette et la rupture d'un fil de chaîne.

    Le premier métier de M. TOYODA n'automatisait pas cette étape, et un ouvrier devait changer manuellement les bobines toutes les trois minutes : on imagine aisément la perte de temps occasionnée par ces arrêts de la machine. Il fallut donc inventer un changement automatique des bobines, ce qui fut fait !

    Quant à la rupture d'un fil de chaîne, difficile à déceler dès lors que le métier était automatique, elle provoquait un défaut dans l'étoffe tissée : en effet, on remarque aisément un jour échelle en raison de l'absence d'un fil de chaîne, parallèle à la lisière. Il suffisait alors d'imaginer un dispositif qui provoquait l'arrêt du métier en cas de rupture. Une petite pièce auparavant soutenue par le fil de chaîne descendait alors de quelques cm et, le peigne rencontrant cet obstacle, le métier s'arrêtait automatiquement.

    On voit ci-dessous le guide qui abaisse une pièce, ce qui provoquera l'arrêt du métier.

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    Procédé tout simple : si le fil passé dans le trou circulaire de la languette se casse, cette tige de métal n'est plus retenue que par la barre métallique et tombe environ 1 à 2 cm plus bas. Il y a bien sûr un autre dispositif, un cliquet, qui provoque l'arrêt du métier dès lors que le peigne est bloqué par la languette. Simple et efficace ! J'adore !

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    Tous ces dispositifs ont été progressivement améliorés, avec comme objectif d'augmenter la vitesse de tissage. Les innovations ont consisté alors à rechercher le moyen d'améliorer le passage de la navette. C'est ainsi qu'on peut voir des métiers dont les dispositifs de passage du fil de trame sont différents :

    - deux navettes se rencontrant "au milieu du gué", l'une apportant le fil à la seconde qui le récupère au milieu de l'étoffe. Ainsi, on a divisé par deux le temps de parcours.

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    - pour les matières synthétiques, envoi du fil de trame par un jet d'eau puissant !

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    - enfin, envoi du fil par un jet d'air non moins puissant !

    On trouve aussi des métiers jacquard, et bien d'autre machines fascinantes !

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    Métiers plus anciens, dont des métiers jacquard :

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    Bref : on parcourt en 3 heures un siècle d'innovation, et c'est passionnant. Au point de nous faire oublier que ce musée contient une partie aussi pédagogique sur la construction automobile : nous l'avons traversée au pas de course !

    Un prochain article sera consacré au filage mécanique : il intéressera sans doute les fileuses qui, comme moi, on régressé avec délice vers l'usage du rouet ! (Mais je ne suis pas sûre d'avoir la place pour une cardeuse et une fileuse mécanique dans mon salon !)