Tourisme - Page 2

  • Arimatsu, capitale du shibori

    Qui n'a jamais entendu parler de la technique du "Tie and dye" ? Bien sûr, cette expression renvoie souvent aux souvenirs de T-shirts simplement noués et trempés dans la teinture dans les année 70, régulièrement remis aux goût du jour.

    Mais ces techniques de teintures à réserve sont très anciennes, et ont montré bien souvent toute l’ingéniosité des artisans du textile qui ont multiplié les astuces pour créer des motifs en contrôlant les zones que la teinture pourrait pénétrer : utilisation de cire ici, pliage ou formes maintenues au moyen de presses (itajime) là, ligature au moyen de fil de coton (shibori) ailleurs, etc.

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    La ville d'Arimatsu, près de Nagoya, est connue depuis le XVIIème siècle pour avoir développé avec beaucoup d'adresse les techniques de teinture par ligature ou plissage pour réaliser des étoffes devenues célèbres dans tout le Japon. Techniques de longue haleine, qui réclament des mains expertes et vives, comme l'illustre la vidéo ci-dessous.


    On peut visiter le musée Shibori d'Arimatsu et s'initier à cette technique amusante auprès de dames expertes et très encourageantes ! Une expérience à ne pas manquer ! Mais il faudra sans doute quelques années d'entraînement quotidien avant d'acquérir leur rapidité et leur dextérité !

    Voici quelques vues des trésors de ce musée :

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    Mais cette technique n'est pas restée ignorée dans le reste du monde : il y a quelques années, j'avais pu découvrir par l'intermédiaire d'une amie le travail d'une artiste textile installée à Lyon : Sophie Guyot.

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    Ce va-et-vient entre Lyon, notre capitale de la soie et du textile, et le Japon n'est pas unique : un maître tisserand de Kyoto nous a expliqué au cours de la visite de son atelier que des techniques de tissage originaires de Lyon, aujourd'hui perdues en France car non pratiquées, sont désormais conservées parce que des artisans japonais les ont apprises et transmises !

    Et pour finir, voici deux liens vers deux sites intéressants qui permettront à ceux et celles qui le souhaitent de s'initier au shibori et à l'itajime et de connaître l'histoire fameuse d'Arimatsu :

    Petite histoire d'Arimatsu

    Initiation au shibori

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  • La pivoine et la jeune fille

    Comment résister au charme de jeunes filles si désireuses de se laisser admirer dans leurs belles parures ornées de fleurs (pivoines, chrysanthèmes, anémones, et, bien sûr, fleurs de cerisier...) Elles se sont laissé photographier de bonne grâce et nous pouvons dès lors contempler la richesse des coloris de leurs vêtements de fête.

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    La pivoine : la plus parfaite des fleurs, dans le Jardin de Pivoines du parc Ueno, à Tokyo...

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    A moins qu'il ne s'agisse de la fleur de camélia, dans un jardin botanique de la ville de Nara...

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    Dans tous les cas, la splendeur de la saison des fleurs ne pouvait laisser indifférents les artistes qui ont su magnifier cette nature maîtrisée dans les étoffes qu'ils ont tissées ou imprimées.

    Mais ne nous laissons-nous pas emporter nous-mêmes dans la passion pour les imprimés floraux de créateurs textiles bien connus du monde du patchwork ? Kaffe Fassett ou Philip Jacobs, par exemple, qui ont édité des étoffes qui résonnent avec ces tissus orientaux si fascinants !

    En voici quelques exemples :

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    Cela ne donne-t-il pas envie de réaliser avec l'un de ces tissus une petite robe de forme kimono, fraîche et légère ?...

  • Cerisiers en fleurs

    La saison des cerisiers en fleurs au Japon est très courte : mais on en jouit longtemps, si l'on considère qu'elle est attendue, fêtée, admirée, et qu'on en conserve le souvenir plusieurs semaines durant... Sans oublier les mille manières de rappeler dans l'art textile cette explosion printanière.

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    En effet, qu'il s'agisse de patchworks, de broderie ou d'imprimés, contemporains ou plus anciens, le motif de ces fleurs à cinq pétales, dans leur version simple, n'a cessé d'inspiré les créateurs de ces textiles.

    C'est ainsi qu'on trouve au Musée National de Tokyo ce kimono ancien bronze dont les motifs peints ont été rebrodés de manière à laisser apparaître le dessin initial (une idée que ne renierait pas Léa Stansal !)

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    Ou encore, celui-ci, dont les fleurs sont nettement stylisées.

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    Mais les kimonos actuels ne sont pas en reste : ils utilisent largement les motifs floraux, qu'il s'agisse des fleurs de cerisier, des chrysanthèmes, des camélia...

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    A suivre !

  • Fête de la Laine, à Crest (26)

    On le sait, les cordonniers sont les plus mal chaussés : je suis allée à la fête de la laine à Crest pour la première fois, alors qu'une partie de ma famille proche habite cette petite ville drômoise !

    Plus de 50 stands bien achalandés, une foule assez importante, mais on pouvait tout de même circuler dans les allées sans avoir un sentiment d'étouffement. Les exposants proposaient surtout leurs produits finis (tissage, tricots, objets feutrés), et j'aurais aimé trouver plus de matières premières : en somme, les objets exposés étaient le fruit de la belle créativité de leur auteurs, mais je recherchais de quoi nourrir la mienne !

    Soyons juste : j'ai tout de même trouvé de quoi filer, et un fil Malabrigo laine et soie de toute beauté.

    Voici quelques images de cette belle moisson :

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    laine, nube, fiber, fibre, rouet, filage, malabrico

    Les deux écheveaux ci-dessous donneront sans doute un fil à broder bien particulier comme celui présenté ici ou !

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  • Du coeur à l'ouvrage

    Le cœur est un motif très présent dans l'artisanat de montagne, parfois ad nauseam : reconnaissons qu'il y a un côté gentillet dans cet élément, et qu'il n'est pas facile d'en faire usage sans tomber dans la mièvrerie.

    Revenant de la montagne, j'ai néanmoins relevé quelques usages sobres du cœur qui contrastaient avec le sujet de broderie que j'avais choisi... : le cœur dans ce qu'il a de plus voyant et kitsch. Un peu contradictoire, sans doute, ou alors une manière de pousser dans ses retranchements cette forme commune pour en extraire toute sa force décorative.

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    Alors, pour entamer ce florilège, je propose de découvrir quelques photos détails en forme de cœurs de meubles et objets, tous photographiés à St Véran, dans le Queyras. Puis un détour vers la broderie comme hommage à un folklore d'inspiration sud-américaine. Enfin, je terminerai par le travail d'une artiste déjà célébrée dans ce blog qui a su merveilleusement s'emparer du motif du cœur pour le moderniser, le rendre vivant, en somme : Keiko Goke.

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    Ta dam ! On change de continent, avec ce tissu de Linna Morata, inspiré des motifs mexicains :

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    Changeons d'échelle ! Les cœurs rebrodés de Keiko Goke sont souvent de taille imposante !

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    Impressionnant, non ? 

  • Pause "huile d'olive"

    Deux semaines de ramassage des olives en Ardèche et enfin coule l'or vert ! Vert en effet, car c'est bien la couleur de l'huile que l'on obtient après la trituration des olives !

    L'occasion de revoir ce joli village de Bres (commune de Paysac, en Ardèche), aux maisons en grès rose, très différentes de celles que l'on trouve dans les terres calcaires de la vallée de l'Ardèche.

    C'est là en effet qu'on trouve le moulin de Dominique et Violette Vincent, un couple très accueillant malgré la lourde tâche qui leur incombe : triturer du matin (4 h !) au soir (20 ou 21 h) les olives que les producteurs leur apportent. Ambiance chaleureuse et inoubliable !

    Bref : nous leur avons apporté nos 695 kg d'olives ardéchoises !

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    Les olives sont prêtes à être chargées dans l'entonnoir qui les achemine vers le bac où elles seront lavées et débarrassées des feuilles résiduelles.

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    Vient ensuite la trituration : c'est cette pâte qui sera ensuite pressée.

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    Un coup de centrifugeuse pour séparer l'huile de l'eau, et voici la coulée d'huile parfumée.

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    Pendant ce temps, au dehors, la campagne se réveille doucement...

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    Et pour ceux que la culture des oliviers intéresse, voici une vidéo disponible sur le site du moulin de Vincent, à Bres (commune de Paysac) :