Tourisme - Page 3

  • Paysages écossais sublimes...

    Le passage de la terre de France plongée dans un épisode estival en ce mois de mars aux frimas écossais fut un peu rude, mais si dépaysant qu'il n'a laissé qu'un bon souvenir...

    Sur ces landes couvertes de bruyères, on croirait apercevoir le pas décidé de Jane Eyre, fuyant Rochester en tournant ainsi le dos au fantôme d'un amour entraperçu. A moins qu'il ne s'agisse de Heathcliff, le sombre amoureux des Hauts de Hurlevent... Bref : bien que ces romans n'aient pas pour scène l’Écosse mais le nord de l'Angleterre, l'atmosphère était bien celle-là !

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    Mais l’Écosse, c'est aussi l'océan !

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    Et l'incontournable Fish & Ships restaurant !

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  • Ecosse : trésors nationaux... ou non !

    Un petit voyage en Ecosse pour visiter la famille... et voici quelques trésors subrepticement glissés dans les bagages de retour...

    Laines et tartans. Les premières ne sont pas typiquement écossaises, car le temps m'a manqué pour dénicher les lieux où on peut acquérir des laines fabriquées en Ecosse là où nous nous trouvions. Mais les tartans viennent d'une fabrique à l'ancienne sise sous le château d'Edinburgh, qui met en scène la fabrication de ces lainages si célèbres sur des métiers à cartes, mécanisés mais assez anciens.

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    Ci-dessous, deux tartans dont les couleurs vives peuvent entrer dans la compositions de mes sacs en lainage (les rabats des sacs en patch de laine avaient été coupés dans un tartan venant de la même fabrique de tissus. Un trésor bien amenuisé depuis, que je n'ai pu retrouver, hélas !)

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    Et voici une vue des laines, les premières trouvées dans un petit village (Pittenweem), les secondes à Dundee.

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    Les écheveaux ci-dessous sont plus violets que roses, mais chacun sait comme il est difficile de photographier ces teintes !

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  • Le MuCEM : un écrin parfait pour un quilt coloré

    Marseille : le Mucem, ouvert, enfin !

    Bientôt, je posterai quelques photos des expositions provisoires ou permanentes qu'abrite ce musée si étonnant.

    Ce bâtiment est un cadre parfait : pour l'avoir vu s'élever petit à petit, se parer de verre et de béton, je peux témoigner du désir qu'il a fait naître. Ce désir qu'on croyait disparu au profit de la pulsion. Ce désir qui prend patience et sait attendre, car il n'envisage pas la déception.

    Aussi est-ce une réelle et profonde émotion de le découvrir de l'intérieur, en jouant avec les ombres que la mantille de béton projette sur tout !

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    Alors, pour l'occasion, j'avais apporté mon dernier patchwork terminé.

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    Il y a un peu d'air, sur cette terrasse !

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    Ici, le soleil plaque les ombres sous nos pieds.

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  • Stage de filage : carder, peigner la laine

    Le stage de filage auquel j'ai participé était exhaustif : de la toison non lavée au fil à tricoter, il n'y a pas qu'un pas ! De nombreuses étapes restent à parcourir, qu'on oublie volontiers lorsqu'on file de la laine peignée du commerce !

    Les photos de ce reportage ont été prise par Emmanuelle.

    De la toison brute au fil, on peut avoir une idée en observant la photo ci-dessous :

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    On peut y voir de la toison brute ou cardée, et le fil réalisé au fuseau, retordu au rouet... Mais j'anticipe !

    Première étape : carder la laine. Le mot a la même étymologie que chardon, ce chardon qui pourtant ne permettait pas de carder la toison. S'il était utilisé, c'était pour gratter les étoffes de laine tissées et en faire ressortir le poil.

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    Il suffit de passer la main sur ces chardons pour comprendre qu'ils n'ont pas la solidité suffisante pour "carder", i.e. pour orienter les mèches de toison dans le même sens.

    On utilise donc une carde à main, dans un premier temps :

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    On peut voir ci-dessous les mains expertes de Christiane, notre hôte et professeure, cardant la laine avec une carde à main :

    Elle garnit l'une des cardes d'une première couche fine de laine : il s'agit alors de séparer les fibres pour qu'elles s'étalent sur la carde. Il suffit de les déposer doucement : les crochets sont déjà à l'oeuvre et retiennent les fibres.

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    Puis, on utilise la deuxième carde pour "caresser" la laine qui repose sur la première : remarquez l'orientation des deux cardes, tête-bêche :

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    Voici le résultat après plusieurs passages sur cette première couche de fibres : on observe qu'elles sont toutes orientées dans la même direction, ce qui était l'effet recherché.

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    Et on recommence avec une deuxième nappe fine de toison :

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    Lorsque les cardes sont pleines, on enlève la nappe de fibres cardées avec délicatesse, sans la tasser.

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    Il ne reste plus qu'à prendre son fuseau pour filer la toison cardée.

    Il est à noter que la toison a été préalablement lavée dans une eau non savonneuse : une partie du suint contenu dans la laine et soluble dans l'eau (la partie non grasse) reste dans l'eau de lavage : la laine est cardée avec la partie grasse du suint qui sera enlevée après le filage.

    Nous avons utilisé un fuseau réalisé par Christiane elle-même (un tuto sera proposé plus tard). Il pesait environ 56 grammes et le crochet se trouvait sur la partie courte de la tige.

    On accroche un peu de toison cardée au crochet et on fait tourner le fuseau :

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    La toison tordue forme un fil qu'on alimente au fur et à mesure de la torsion en écartant les fibres pour former un triangle aéré, comme on peut le voir dans la photo de détail suivante :

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    Mais on n'arrête pas le progrès ! Le cardage peut aussi se faire au moyen d'une cardeuse mécanique, sorte de rouleau double que l'on manipule avec une manivelle !

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    Là encore, lorsque les rouleaux sont pleins, il faut les délester de leur nappe de laine cardée : on détache la nappe du gros rouleau à l'aide d'une aiguille à tricoter sans tirer brusquement pour éviter de casser les fibres. Au contraire, on tire avec fermeté et précaution pour permettre aux fibres de coulisser entre elles : on parvient ainsi à amorcer l'ouverture du cylindre de laine.

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    Il reste ensuite à faire de même avec le petit rouleau (à gauche sur la photo ci-dessus).

    Le cardage de la laine n'élimine pas les fibres courtes : il oriente toutes les fibres, longues ou courtes, dans le même sens. Si l'on dispose d'une toison de fibres longues, telle celle des toisons de mérinos, on peut préférer le "peignage" au cardage : celui-là a le mérite de sélectionner les fibre longues, d'éliminer les fibres courtes et les poils (ou "jars"). Il est donc déconseillé de peigner les toisons contenant des fibres courtes en majorité sous peine de se retrouver avec une poignée ridicule de fibres de longueur moyenne, les plus courtes en plus grand nombre ayant été éliminées !

    On peigne avec une sorte de peigne à chien !

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    Il faut d'abord un peu graisser la toison si elle est un peu sèche : on l'asperge avec une émulsion d'huile d'olive et d'eau. Le peignage en sera facilité.

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    Il faut travailler avec une mèche qui a été préparée comme pour être cardée (on écarte les fibres, on enlève les impuretés, etc...)

    En s'appuyant sur ses genoux, on maintient fermement le pied de la mèche (la partie haute, qui a été coupée par la tondeuse) et on peigne avec vigueur : le peigne oriente les fibres dans la bonne direction et élimine les fibres les plus courtes. Il est à noter que ce sont souvent les fibres les plus foncées qui sont aussi les plus courtes.

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    Mais vous vous en doutez bien : il y a une version plus efficace du peignage, utilisant toujours l'huile de coude, mais permettant de traiter plus de fibres à la fois.

    On trouve des images médiévales du cardage et du filage, avec de gros peignes qui ressemblent un peu à celui que nous avons utilisé chez Christiane : quoiqu'il en soit, il fallait travailler avec précaution, car les pointes en sont acérées !

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    On prépare les fibres comme pour les carder ou les peigner avec un peigne à main, puis on les vaporise de mélange d'eau et d'huile d'olive pour les graisser( on a déjà fait ça, on commence à comprendre !)

    Pendant ce temps, un des deux peignes à 4 rangées chauffe dans de l'eau en ébullition (cela permet au peigne de mieux glisser dans les fibres un peu graissées).

    On installe le peigne pointes en haut (pendant ce temps, on met le deuxième peigne à chauffer) et on y glisse les fibres en laissant le moins possible de fibres à l'arrière des dents du peigne.

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    On fait faire ensuite au peigne un quart de tour vers la droite et on se munit du deuxième peigne.

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    L'idée est alors de planter ce peigne tenu d'une main perpendiculairement à la nappe que l'on tient de l'autre main, en commençant pas les extrémités (c'est l'étape 1).
    Vous suivez ? Photos !

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    Les fibres sont arrachées au premier peigne et viennent garnir petit à petit le second : on continue en effet à planter le peigne tenu dans la main dans les fibres du peigne fixe. Il faut une bonne poigne, car les fibres résistent !

    Puis on change de geste : ce sont désormais les fibres du peigne mobile que l'on plante dans les dents du peigne fixe (c'est l'étape 2). Attention aux doigts !!!

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    Comme précédemment, il faut commencer par l'extrémité des fibres, avant d'avancer vers la base (on a alors les deux peignes qui raclent l'un contre l'autre comme des sabres !)

    Et on recommence une deuxième fois ces deux étapes. Puis on enlève les fibres peignées : on les tire avec énergie pour les sortir du peigne sans les casser. On découvre alors avec stupeur et ravissement que les dents du peigne sont pleines de fibres courtes (et uniquement des courtes si l'on a bien travaillé ! Bon, les débutantes que nous étions ont essuyé quelques échecs !)

    On enlève ces fibres courtes... et on recommente depuis le début, i.e. on refait subir une deuxième fois toutes les étapes précédentes aux fibres longues qui contiennent encore quelques fibres courtes. Installation des fibres sur le premier peigne chauffé, étape 1, puis 2, puis étapes 1 et 2 à nouveau : il ne reste plus alors qu'à faire le ruban peigné en tirant les mèches à travers un trou pratiqué dans une sorte de gouttière en corne qui permet de calibrer la largeur du ruban.

    Hélas, je ne peux vous montrer des photos de cette dernière étape : c'est un oubli de ma part !

    Je ne sais pas si vous aurez eu le courage de tout lire, mais rien ne peut remplacer l'expérience et la pratique

    Prochainement, je posterai des vues de filage au rouet de laine cardée ou peignée.

    Et pour finir, une scène médiévale de femmes traitant la laine (on reconnaît le cardage, le peignage, le filage et peut-être le tissage... à moins qu'il ne s'agisse de ce geste qui consistait à gratter la laine pour faire sortir les fibres).

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  • Marseille : le J4 et le MuCEM

    Marseille est une ville de lumière en hiver : le Mistral - terrible vent du Nord - chasse souvent la pollution atmosphérique et donne au ciel sa couleur bleue incroyable qui a si souvent étonné les peintres du Nord.

    En cet après-midi de février, le vent tombé permet au soleil d'occuper l'espace et de donner l'illusion de l'imminence du printemps. Une belle occasion pour aller flâner sur le J4, nom très poétique du quai qui accueille le MuCEM en cours de finition, le Musées des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

     

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    Le chantier est interdit au public et bondé ! Le personnel de surveillance joue son rôle avec beaucoup de souplesse et de gentillesse. Nous sommes à Marseille !

    Voici donc quelques vues de cet édifice étonnant, recouvert de sa mantille de béton !

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    Un peu plus tôt, dans l'année...

    Photos de P. Nicolas

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    Et pour terminer, "La Major" sous le soleil déclinant :

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  • Pull jacquard avec grille

    Voici un chandail réalisé il y a quelques années avec une laine trouvée dans un coin perdu de l'île de Skye (Ecosse) déjà évoqué dans ce blog.

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    La laine est teinte avec des plantes cultivées sur place (au moins en partie) qu'on peut observer autour de la "boutique".

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    Rien à voir avec les "Champs-Elysées", n'est-ce pas ?

    Mais ce qu'on trouve à l'intérieur ravirait n'importe quel amoureux du tricot !

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    Or, je me suis enfin décidée à proposer la grille jacquard de ce chandail, inspirée d'une photo parue dans une revue.

    Grille de l'encolure tricotée en rond sur l'ensemble des mailles :

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    Grille du bas des manches :

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    A noter ci-dessus : 3 rangs de côtes 2/2

    Voici quelques vues de détail du travail de jacquard...

    sur la manche :

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    et sur l'encolure :

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    Pour info, ce pull over est tricoté avec des aiguilles n° 5.

    Echantillon carré de 10 cm : 18 mailles et 29 rangs environ

    L'encolure large (type encolure bateau : le pull descend sur les épaules) est tricotée en rong et les diminutions réparties régulièrement, sur les rangs d'une seule couleur de préférence. On peut aussi s'inspirer des modèles "Lopi" (chandails islandais) tricotés avec des laines qui ont à peu près les mêmes caractéristiques que celle que j'ai utilisée.

    A vous d'adapter ce modèle à vos mesures !

    Et pour terminer, Emma, de la boutique en ligne "Au fil d'Emma", me signale que le kit du patchwork "A la manière de Vasarely" est soldé à - 30 %.

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