Filage

  • Filé au rouet : mérinos, soie... et poil de chien !

    Libellule, c'est le nom du chien blanc aux longs poils qui entrent dans la composition de ce fil : 1/3 de chacune des matières (soie, laine et chien !)

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    L'odeur était assez forte au départ, mais j'ai laissé à l'air libre la toison cardée durant quelques semaines avant de la filer, et l'odeur a disparu : elle n'est même pas réapparue lorsque j'ai lavé l'écheveau filé (pas de parfum de chien mouillé !!!)

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    Le fil ondule gentiment : il n'a pas encore été lavé.

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    Après lavage en eau savonneuse...

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  • Cardeuse à rouleaux

    Pour pouvoir jouer avec les fibres, une cardeuse à rouleaux reste l'outil indispensable. Certes, une cardeuse à main peut permettre quelques excentricités, mais on reste loin de la puissance d'une cardeuse à rouleaux.

    Chez Christiane Pinet (fileuse et tisseuse de La Couvertoirade, merveilleuse enseignante), je m'étais essayée au cardage. Depuis, l'envie ne m'a pas quittée d'acquérir un tel outil : c'est chose faite. Je partage désormais cet objet avec une amie, passionnée comme moi de filage.

    Voici un premier essai : mélange de BFL (Blue Faced Leister : c'est une espèce de mouton !) et soie coloris naturel, macomérinos écru, mérinos Nube de Malabrigo, coloris violet foncé, et mérinos bleu roi. On ajoute quelques fils de soie ou d'acétate bien colorés. Voici la fibre obtenue.

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    ... et le fil, en cours de filage.

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    Et "l'engin", me direz-vous ? Et bien en voici une vue :

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    Deux rouleaux : l'un avec des couteaux acérés ! Attention aux doigts !

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    L'autre est hérissé de pointes arrondies quoique fines : elles grattent la laine, l'aèrent et orientent les fibres dans le même sens, ce qui permettra un filage facile.

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  • Filage et Partage de pratiques à Mimet (13)

    L'association "Caplaine" organisait à Mimet un we de fileuses dans un cadre idéal : au bout d'un chemin de terre, dans un mas provençal, au calme. J'ai partagé le samedi avec le groupe, faute de pouvoir me libérer tout le we, mais ce fut intense et formateur.

    Une furieuse envie de recommencer !!!

    Au programme : teinture de toisons (indigo, lichen, cochenille) ; filage, bien sûr ; cardage au rouleau (une première pour ce qui me concerne : c'est addictif) ; mélange de fibres au hackle (sorte de peigne de 80 cm de long) ; et bien sûr, échange de pratiques.

    La photo ci-dessus montre des nappes de fibres obtenues par cardage de matières apportées par les unes et les autres, sur un thème, "L'été Indien" : on mélange à la cardeuse et on partage entre les participantes qui en feront bon usage, c'est sûr !

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    Nappes déployées :

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    Voici la nappe qui m'est échue, filée en "corespun" : le cœur du fil est un filé du commerce, anthracite, qui est recouvert par la fibre cardée. J'ai laissé apparaître ici et là le fil du cœur, mais il est presque entièrement recouvert par la fibre colorée.

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    L'écheveau lavé, encore mouillé :

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    Ci-dessous, une des cardeuses à l’œuvre :

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    Ci-dessous, Emmanuelle prépare un "rollag" à partir de fibres travaillées sur un tapis à mélanger :

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    En somme, une session riche en expériences !

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  • Musée Toyota (1) : temple du tissage !

    Nagoya abrite les anciens locaux des usines TOYOTA : oui oui, il s'agit bien du constructeur automobile. Quel rapport avec ce blog tout de fils tissé ? Comme on peut s'en douter, il y a eu une vie avant la voiture, et M. TOYODA (avec un D) était un génial inventeur, à l'origine de brevets ayant protégé ses découvertes successives dans l'automatisation des métiers à tisser !

    Le musée TOYOTA permet de comprendre l'évolution de ces métiers à tisser (mais aussi à filer mécaniquement), depuis les métiers manuels jusqu'aux dernières innovations.

    Quel art de la mise en scène et de la pédagogie dans ce musée : un nombre impressionnant de guides (anglophones, ce qui est bien pratique !) permet de faire fonctionner ces machines, en pointant à chaque étape le problème résolu. Ces guides sont d'une extrême gentillesse, disposés à montrer, démontrer, avec beaucoup de patience. Un régal !

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    On comprend ainsi que l'automatisation a été confrontée à deux difficultés à résoudre : le changement des bobines dans la navette et la rupture d'un fil de chaîne.

    Le premier métier de M. TOYODA n'automatisait pas cette étape, et un ouvrier devait changer manuellement les bobines toutes les trois minutes : on imagine aisément la perte de temps occasionnée par ces arrêts de la machine. Il fallut donc inventer un changement automatique des bobines, ce qui fut fait !

    Quant à la rupture d'un fil de chaîne, difficile à déceler dès lors que le métier était automatique, elle provoquait un défaut dans l'étoffe tissée : en effet, on remarque aisément un jour échelle en raison de l'absence d'un fil de chaîne, parallèle à la lisière. Il suffisait alors d'imaginer un dispositif qui provoquait l'arrêt du métier en cas de rupture. Une petite pièce auparavant soutenue par le fil de chaîne descendait alors de quelques cm et, le peigne rencontrant cet obstacle, le métier s'arrêtait automatiquement.

    On voit ci-dessous le guide qui abaisse une pièce, ce qui provoquera l'arrêt du métier.

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    Procédé tout simple : si le fil passé dans le trou circulaire de la languette se casse, cette tige de métal n'est plus retenue que par la barre métallique et tombe environ 1 à 2 cm plus bas. Il y a bien sûr un autre dispositif, un cliquet, qui provoque l'arrêt du métier dès lors que le peigne est bloqué par la languette. Simple et efficace ! J'adore !

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    Tous ces dispositifs ont été progressivement améliorés, avec comme objectif d'augmenter la vitesse de tissage. Les innovations ont consisté alors à rechercher le moyen d'améliorer le passage de la navette. C'est ainsi qu'on peut voir des métiers dont les dispositifs de passage du fil de trame sont différents :

    - deux navettes se rencontrant "au milieu du gué", l'une apportant le fil à la seconde qui le récupère au milieu de l'étoffe. Ainsi, on a divisé par deux le temps de parcours.

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    - pour les matières synthétiques, envoi du fil de trame par un jet d'eau puissant !

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    - enfin, envoi du fil par un jet d'air non moins puissant !

    On trouve aussi des métiers jacquard, et bien d'autre machines fascinantes !

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    Métiers plus anciens, dont des métiers jacquard :

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    Bref : on parcourt en 3 heures un siècle d'innovation, et c'est passionnant. Au point de nous faire oublier que ce musée contient une partie aussi pédagogique sur la construction automobile : nous l'avons traversée au pas de course !

    Un prochain article sera consacré au filage mécanique : il intéressera sans doute les fileuses qui, comme moi, on régressé avec délice vers l'usage du rouet ! (Mais je ne suis pas sûre d'avoir la place pour une cardeuse et une fileuse mécanique dans mon salon !)

  • Écheveau laine (BFL) et soie

    Un écheveau de fibre laine (BFL, i.e. Blue Faced Leicester) et soie, trouvé chez Fanfrelaine et filé en un brin unique dentelle : deux écheveaux de 60 g environ, qui ont permis de réaliser ce fil très fin. Une petite partie a servi à enrichir ma collection de fils de laine à broder, et le reste sera crocheté ou tricoté ultérieurement.

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    Le fil est assez long et fin : environ 600 m pour 105 g (j'ai prélevé 15 g pour la broderie), en ajoutant le petit écheveau et la pelote.

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  • Fête de la Laine, à Crest (26)

    On le sait, les cordonniers sont les plus mal chaussés : je suis allée à la fête de la laine à Crest pour la première fois, alors qu'une partie de ma famille proche habite cette petite ville drômoise !

    Plus de 50 stands bien achalandés, une foule assez importante, mais on pouvait tout de même circuler dans les allées sans avoir un sentiment d'étouffement. Les exposants proposaient surtout leurs produits finis (tissage, tricots, objets feutrés), et j'aurais aimé trouver plus de matières premières : en somme, les objets exposés étaient le fruit de la belle créativité de leur auteurs, mais je recherchais de quoi nourrir la mienne !

    Soyons juste : j'ai tout de même trouvé de quoi filer, et un fil Malabrigo laine et soie de toute beauté.

    Voici quelques images de cette belle moisson :

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    Les deux écheveaux ci-dessous donneront sans doute un fil à broder bien particulier comme celui présenté ici ou !

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